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Cioran, penser contre soi

La physiologie et la connaissance se rencontrent dans leur ambiguïté constitutive, de sorte qu’on n’est jamais plus présent à soi-même, plus solidaire avec soi que dans les instants de tristesse.
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Cioran et le déchirement du voile de maya
par
Yann Porte,
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L’influence mêlée des spiritualités gnostiques, bouddhiques et hindouistes dans l’oeuvre de Cioran.
Cioran établit souvent un lien qui lui est intime entre les spiritualités orientales et les tendances gnostiques. Ce rapprochement subjectif et souvent implicite consiste aux yeux de Cioran à affirmer que ces sagesses ne cherchent pas tant à imposer une quelconque vérité pour la promouvoir au rang d’absolu mais à cheminer vers l’abolition de l’illusion, donc du désir, propre à la condition (...)
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Cioran et le mythe du Mauvais Démiurge
par
Yann Porte,
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Le mythe central de la tradition gnostique du Mauvais Démiurge, commun à tous les courants de cette spiritualité fonde la relation cioranienne à Dieu d’une manière particulièrement prégnante. Ce n’est donc pas un hasard si l’un de ses livres porte ce titre qui pointe sans ambiguïté sa filiation gnostique. Quoiqu’il en soit la prudence est une nouvelle fois de mise car, si Cioran adopte la terminologie gnostique, il n’en reste pas moins que les concepts cioraniens hérités du gnosticisme sont (...)
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Cioran, le plus paradoxal des post-nietzschéens (II)
par
Yann Porte,
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Seconde Partie : Nietzsche vu par Cioran ou les avatars d’un cas-limite de généalogie critique et stylistique
Nul besoin pour Cioran, tant la filiation spirituelle et stylistique paraît évidente, de consacrer dans ses Exercices d’admiration un chapitre à Nietzsche. Pour dire sa dette spirituelle et sa profonde affinité avec la pensée et le style de ce dernier, Cioran s’est toujours contenté de brefs hommages teintés de critiques subtiles et pénétrantes. En fait, cette attitude (...)
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Cioran, le plus paradoxal des post-nietzschéens (I)
par
Yann Porte,
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Ière partie : Les ambivalences d’un dépassement paradoxal du nihilisme
Qu’ y a-t-il de commun entre Nietzsche le dionysiaque, qui n’a cessé de célébrer frénétiquement la vie, et Cioran, le mystique du pire qui, lui, n’a cessé de célébrer l’inconvénient d’être né ? Quel type de proximité peut-il bien exister entre le philosophe de Sils-Maria, habité par la nécessité de lancer un grand oui à l’existence et le noir penseur transylvain qui s’est employé à en saper les fondements par (...)
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