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La Langue nouvelle

« Mais où retrouver à présent la trace presque effacée de l’ancien crime ? » (Sophocle, Œdipe-Roi).
« [...] ton verb’ y feconder l’ verb’ de l’ homm’ ! » (Pierre Guyotat, Progénitures).
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Infans
Jour 16 - "ô poésie, protohistoire du corps"
par
Valérian Lallement,
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On suppose, pour que l’écriture survienne, qu’une expérience initiale a eu lieu. Ce qui destitue la langue ancienne et rend nécessaire la langue nouvelle tient dans le rapport de l’expérience à sa relation, à la manière dont l’expérience est lié dans la langue. C’est dans les différents modes de cette liaison qu’on pourra saisir ce qui les distingue le plus profondément, et que l’on pourra envisager que la langue nouvelle n’est pas seulement destitution de la langue ancienne, mais aussi la (...)
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Résistances
Jour 15 - "ô poésie, protohistoire du corps"
par
Valérian Lallement,
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La séquence de la langue nouvelle n’est pas seulement le lieu de la reproduction de la scène primitive, mais elle est aussi, corrélativement, celui d’une lutte non plus fictionnelle, mythique ou symbolique, mais linguistique. Tensions figurées matériellement dans le texte par l’alternance entre les caractères romains (langue nouvelle) et l’italique (langue ancienne). Car, il faut le répéter, tout ce qui se joue dans la fiction a lieu à partir de la langue ancienne. Et à mesure que la scène, (...)
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"L’hermaphrodite ou l’impossible gonochorisme"
Jour 14 - "ô poésie, protohistoire du corps"
par
Valérian Lallement,
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La reproduction parodique de la scène primitive dans la fiction constitue l’hypothèse phylogénétique de la naissance, à l’intérieur du langage tel qu’il est donné, d’une langue nouvelle qui ne s’articulerait plus sur un substrat de culpabilité. Mais on peut saisir, à l’intérieur de cette reproduction, une autre scène, qui en constitue l’hypothèse ontogénétique - à savoir la naissance de la langue nouvelle à l’intérieur de l’enfant-poète : « Comment à moi enfant, adolescent, la langue à (...)
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"L’inverse fondement de mon beuglat scriptaculaire"
Jour 13 - "ô poésie, protohistoire du corps"
par
Valérian Lallement,
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La pêche est mauvaise mais le pastis est bon. Aujourd’hui, treizième jour de pseudo écriture. Premier palier critique atteint, trente sept pages. Trente sept putains de pages et quatre pastis pour fêter ça ! Samedi, un peu tendu, j’ai décidé de ne pas prendre ma ration journalière d’éphédra. Je me suis dramatiquement écroulé quatre heures durant, avant d’aller prendre quelques vagues à Grand Village. Puis, j’ai repris mon traitement - le temps presse. Ah ! j’oubliais : j’encule les Marseillais (...)
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Scène primitive et scène rejouée
Jour 12 - "ô poésie, protohistoire du corps" (I)
par
Valérian Lallement,
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La résolution de la scène primitive imaginée par Freud est à la fois l’origine mythique du langage et de la loi et le point de fuite à partir duquel la littérature s’écrit comme questionnement des conditions de sa propre possibilité. La honte d’avoir tué et de vouloir tuer encore et toujours, de vouloir reproduire infiniment l’acte fondateur de l’humanité à mesure que l’on use d’un langage qui est la conséquence de ce meurtre, n’est-ce pas la seule raison de la littérature ? Et il faut lire (...)
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La fiction freudienne
Jour 11 - "ô poésie, protohistoire du corps"
par
Valérian Lallement,
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« Mais où retrouver à présent la trace presque effacée de l’ancien crime ? », Sophocle, Œdipe-Roi
« [...] ton verb’ y feconder l’ verb’ de l’ homm’ ! », Pierre Guyotat, Progénitures
Lire INTRODUCTION
&
Freud articule dans Totem et tabou, à partir des données croisées de la psychanalyse, de l’anthropologie, de l’ethnologie et de la psychologie collective, la fiction d’une scène primitive qui seraient à l’origine de nos sociétés - de la loi, de la religion et du langage. Autant dire la (...)
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