Chroniques de l’inactuel

 

Anaérobiose

par Régis Nivelle,


Après avoir publié en 2004, Musiques de la révolte maudite aux éditions Caméras Animales, Mathias Richard récidive chez l’éditeur parisien Le Grand Souffle qui fait paraître son dernier texte, Anaérobiose, un texte sensitif par excellence ; un texte cœur, sexe, main, bouche âme et œil tactiles d’un périple en tous sens, et par tous les sens entrepris.
C’est à la fois d’une telle tendresse et d’une telle force -violence presque-, que le récit vivant, le chant ivre de Melrobor-Vampor, (...)
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Les derniers cow-boys français

par Patrice Maltaverne,


Il serait temps de vous y habituer : depuis des années déjà, nous vivons presque dans un monde tout beau tout bon tout moelleux, sauf qu’aujourd’hui, même la femme de votre vie, même les enfants, ça s’achète avec des babioles, car tout s’achète dans la société de consommation et plus vous enterrez le vide de sentiments qui découle de cet état de fait impensable sans une bonne dose de folie, plus ce vide là revient en force et finit par éjaculer sur les nombreuses façades de l’apparence.
 (...)
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Erographies d’incorporelles, de Karl Lakolak



" Les Erographies d’incorporelles de Karl Lakolak dépeignent les mille plateaux d’un corps. "Dépeindre" semble ici plus idoine, car le "de" évoque le travail de décoller, défigurer, défaire, qui précède celui de peindre. Les modèles, qui viennent dans l’atelier/chambre, que le peintre bordelais hérite de son grand prédecesseur Molinier, ont beau se mettre à poils (Naked), ils demeurent (des) nus (Nude).
Ces forces virtuelles sont, on l’aura compris, "incorporelles" d’être, comme les (...)
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Ombromanie

par Patrice Maltaverne,


Comme c’est à la mode en ce moment, parlons-en, de la poésie féminine ! Le problème est que celle-ci manque de tranquillité. Alors, comme ce sont surtout eux, les discours empesés d’égalitarisme pieux et de lâcheté inimitable qui détonnent dans le paysage actuel, on sera d’autant plus tenté de passer sous silence les quelques textes composant « Ombromanie », pour ne pas déranger le sommeil des injustes.
Eh bien moi, je n’ai pas envie d’obéir à cette injonction facile, même si ma (...)
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La Mer Gelée
Numéro 5



Le numéro 5 (MARGES) est paru le 30 janvier 2008 !
avec des textes inédits de : Elfriede Jelinek, Christian Prigent, Olivier Le Lay, Katja Roloff, Odile Kennel, Elke Erb, Alban Lefranc, Laurence Barbasetti, Gregor Runge, Andres Veiel, Ann Cotten, Monika Rinck, Jean-François Magre, Antoine Brea, ...
Photos du numéro sur le site de Toan Vu-Huu
Rédacteur en chef : Alban Lefranc Comité de rédaction : Daniela Dröscher, Aurélie Maurin Direction artistique : Toan Vu-Huu, Wanja (...)
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Oeil Ventriloque



Lendemains de fête qui ramènent aux enjeux de satiétés. Digestif parfumé à toutes les plantes qui bourrent indistinctement l’alambic communal. Plaisir des mots de la bouffe qui exalte ou concurrence le plaisir de manger. Vincent Wahl, ingénieur agronome dans le civil - pour faire bouillir la marmite -, écrit de la poésie afin de se laisser déplier par l’écriture, assumer ainsi sa part de complexité, et en partager l’expression joyeuse ou sombre.
Parsemée de menus, recettes, bribes (...)
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Mitsubishi, shushi, tatami et Monchichi

par Samia Hammami,


« / / / / antipodos : point diamétralement opposé à une position donnée / chaque trimestre, impur convoque des visions décentrées, panoramiques, exotiques. littératures métèques, littératures désinstallées / paroles d’immigrés, d’exilés, d’expatriés / récits de voyage, problématiques, polémiques / / / / / / / », voici l’annonce programmatique de cette Revue à problèmes qui, pour son premier numéro, prend comme point focal le Japon.
De ce pays, on connaissait les estampes de (...)
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Schang d’honneur

par Frédéric Saenen,


Son style, et plus encore ses sujets de prédilection, en hérisseront plus d’un. On pourra lui reprocher d’écrire comme un trentenaire immature, mal remis de la fascination qu’adolescent il entretenait pour l’hebdomadaire Troupes d’élite ; on lui fera perfidement remarquer que, pour un réformé de la Grande Muette, baser sa littérature sur des faits d’armes relève d’un refoulement morbide, malsain, pire encore : suspect. Dont acte.
Il n’empêche que Laurent Schang a une plume, et son (...)
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Cahiers Leiris



Le numéro premier des Cahiers Leiris vient de paraître. Plus ambitieuse et consistante qu’un simple bulletin de liaison, d’une périodicité biannuelle, cette revue à portée internationale consacrera chacune de ses livraisons à la publication de textes et documents inédits de Michel Leiris ou ressortissant à son œuvre (études contemporaines, actes de colloque, hommages, témoignages, témoignages, textes de création littéraire, iconographies et autres matériaux créatifs).
Les Cahiers Leiris ont (...)
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Ils m’ont mis une nouvelle bouche



Après Le Chien a des choses à dire (éd. Hermaphrodite, 2004) et Un éléphant fou furieux (La Dragonne, 2005), Jean-Marc Agrati publie son troisième recueil de nouvelles : Ils m’ont mis une nouvelle bouche est disponible aux éditions Hermaphrodite.
À l’image du golem facétieux qui vient troubler une fin de fête un peu triste dans la nouvelle inaugurale du recueil, les monstres qui peuplent l’univers de Jean-Marc Agrati se plaisent à déjouer la partition du réel avec une évidente (...)
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A quoi bon résister ?



La Sœur de l’Ange, n°5 (printemps 2007) - « À quoi bon résister ? », éd. Le Grand Souffle.
Elle nous avait laissés il y a quelques mois sur un numéro céleste. La Sœur de l’Ange nous revient - toujours au sommet de sa forme - avec un ambitieux : « À quoi bon résister ? ».
La cinquième livraison de cette revue placée sous les astres a priori inconciliables de Lautréamont et de Pascal tient toutes ses promesses : hors-dossier, au milieu d’articles critiques très fouillés, on trouvera des (...)
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L’esprit commercial des temps modernes



Henry David Thoreau, L’esprit commercial des temps modernes..., Bilingue - traduit et préfacé par Didier Bazy, suivi de « Éloge du loisir » de Michel Granger. Éditions Le Grand Souffle, 2006, 6,80 €.
Inédit en français jusqu’à ce jour, L’esprit commercial des temps modernes... est certainement l’un des tout premiers textes de H.-D. Thoreau. Il a 20 ans et termine ses études à Harvard quand il donne cette conférence devant un public d’étudiants et de professeurs, à la fin de l’été 1837. (...)
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Le livre sans avenir

par Jean-Paul Gavard-Perret,


Patrice Maltaverne, Samson des bidonvilles, La Vie secrète des mots, Grandfresnoy.
C’est un texte à la fois bouché mais aussi bouffé d’existence que propose Maltaverne avec son Samson. Qu’on se rassure, l’auteur ne fait pas dans le vérisme misérabiliste. Et plus qu’une thématique sur la pauvreté, ce qui fait la force de ce livre c’est sa langue. Tout passe par elle, et que par elle, dans ce superbe équilibre entre abandon et maîtrise. Ainsi là où
"La rue le long
est couverte de (...)
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Raison Basse, pour une littérature mutantiste



Les éditions Caméras Animales publient "Raison Basse", processus collectif insurrectionnel pour une littérature vivante, mutante, au-delà des genres.
" Pendant un peu plus d’un an (le travail de repérage/sélection a commencé fin 2005), les éditeurs-écrivains de Caméras Animales ont plongé à travers une énorme masse de textes inédits (reçus ou suscités), de textes croisés sur le Web et dans des revues (et ailleurs : livres épuisés, spam...), dans le but d’en extraire les meilleurs (...)
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Paul Celan, Variations dans le noir

par Jean-Paul Gavard-Perret,


« Tout ce que j’ai pu savoir je l’ai montré. Ce n’est pas beaucoup mais ça me suffit et largement. Je dirais même que je me serais contenté de moins. » (Samuel Beckett)
« Il se fait tard dans la vie et ce avant l’heure. » (Paul Celan)
Poétique du non-lieu ou la Fin des images
Après ses légitimes illusions de jeunesse qui firent de lui un homme ouvert à la joie d’exister dans la liberté et la diversité des cultures, Paul Celan fut le prisonnier de la mémoire d’un (...)
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La mer gelée



Découvrez le nouveau numéro de "La mer gelée".
"Avant d’être complètement dévoré, car tel est le sort des bêtes qui ne savent pas reconnaître la saveur du poison ou l’aspect de leur principal ennemi, qui ignorent ce qui leur est utile ou nuisible et même ce qui leur plaît et ce qui leur répugne, qui ne peuvent plus bouger parce qu’elle ne savent plus dans quel sens se mouvoir, s’il faut marcher ou déjà commencer à courir, avant d’être dévoré celui-ci a voulu donner quelques précisions (...)
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Extra-muros
Conte de la banlieue ordinaire



A propos du premier roman de Lance Bellamy, Extra-muros, Conte de la banlieue ordinaire (Editions Hors-Commerce, 2006).
Dans l’un de ces grands classiques de ciné-club dont j’ai oublié le nom, Montmartre populaire pleurait sous les trémolos gouailleurs de Cora Vaucaire : « Les escaliers de la butte sont durs aux miséreux ». L’image est bucolique comparée au quotidien qu’endure Gérard Levant.
Quelque part, dans une ville quelconque d’une banlieue non moins déterminée, Gérard Levant, la (...)
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Notre misérable petite chimie
A propos de "Viva la Merda !"

par Jean-Marc Agrati,


Costes initie au dégoût. Et il démarre de haut. Dans Nik ta race, il dit : « L’homme est une ordure, l’homme est une merde... seule la musique est un soulagement ». Accidentellement, pas trop loin de ma lecture de Viva la merda ! , je suis tombé sur Artaud : « Merde, souffrance, poème ». Tel quel, encadré de lignes blanches en amont et en aval. Même lucidité, même propos. Il suffit de parcourir Artaud pour s’assurer que le vomi perce. Et voilà d’ailleurs, qu’un peu plus loin, le Momo traite (...)
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Pancake



Pancake
Déf. 1 : Gâteau anglais, très apprécié en Amérique du Nord et ressemblant à une crêpe épaisse ou à une galette.
Déf. 2 : Fiction poétique hypnotique qui mêle le fantastique et l’oralité en décrivant le vertige fascinant d’un homme avec un trou dans le ventre qui ne cesse de s’agrandir.
« Un trou, une fois qu’on a enlevé les contours, c’est ce qui ne peut plus être enlevé ». Livré à un monde cannibale qui n’a de cesse de le dévorer, le narrateur vit en mode macro ce (...)
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Après nous vivez



« O vous frères humains qui après nous vivez, n’ayez les cœurs contre nous endurcis... »
Que pèsent les mots face à l’horreur ? « Rien, taisons nous », répondait à peu près Adorno. La fiction peut-elle s’emparer d’Auschwitz ? Il le faut, répond Didier Bazy en post-scriptum de son récit Après nous vivez dans lequel il « se risque à imaginer l’inimaginable ». Il le faut parce que, comme le langage, « cet événement appartient à tout le monde ». Quelques mots échappés de l’enfer, voilà (...)
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Traction Brabant /14/

par Patrice Maltaverne,


Alors voilà, pour être un bon écrivain c’est comme une recette dans laquelle il faut se laisser porter au début la qualité des oracles du poète du haut de la plaque le prédispose à des propos qui tombent à pic dans le murmure d’indifférence mais en y regardant bien là n’est pas encore son succès d’estime les paroles pour être admises doivent être répétées plusieurs fois après la réussite se joue ailleurs dans la qualité du silence associée à la pureté des oracles tant et si bien que leur (...)
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Scanreigh, "salut à l’art des autres"

par Jean-Paul Gavard-Perret,


Découvrez l’exposition de Jean-Marc Scanreigh, "Salut à l’art des autres", à la Galerie L’Antilope (Lyon) jusqu’au 22 décembre 2006.
En une demi-conscience Claude Lantier, le peintre de Zola dans les Rougon-Macquart, achève la peinture d’une femme nue. Le narrateur qui prête sa voix à la voix intérieure de l’artiste en parle ainsi : "qui donc venait de peindre cette idole d’une religion inconnue ? qui l’avait faite de métaux, de marbre et de gemmes, épanouissant la rose (...)
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Revue Carbone



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-  ou mieux : abonnez-vous !
Le premier numéro de la revue "Carbone" vient de paraître.
Au sommaire
N°1 - "ESCLAVE"
ENTRETIEN "La littérature est orphique" - Entretien avec Juan Asensio (par Laurent Schang)
RECITS
Le collectionneur d’esclaves, par Lucien Suel
Mea Culpa, par Helena de Angelis  (...)
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Revue "La Sœur de l’Ange" n°4
"À quoi bon Dieu ?"



Après avoir réussi à s’imposer, en l’espace de seulement 3 numéros, comme l’une des revues littéraires les plus intéressantes du moment, La Sœur de l’Ange avait été contrainte de s’éclipser pendant plus d’un an, suite au dépôt de bilan de l’éditeur A Contrario. La Sœur de l’Ange renaît de ses cendres avec cette nouvelle livraison plus que réjouissante.
Si la formule n’a pas changé (un dossier thématique « à quoi bon... ? », des « rhizomes » et un cahier spécial autour d’un auteur ou d’un (...)
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Dernier Angot à Paris :
Le trou du culte

par Jean-Paul Gavard-Perret,


Rendez-vous, Flammarion, Paris.
D’où vient que finalement chez Christine Angot tout sent la mise en scène ? Sans doute parce que, trop près de sa vie et vacant dans l’événementiel le plus intime, celle chez qui on avait cru percevoir à l’origine de sa carrière "une voix" ne possède et ne développe qu’une faconde, un style, un savoir-faire à la recherche d’institutionnalisation et de substantification généralisée de son intimité en modèle. Tout se joue un peu comme le pratiquaient (...)
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Roland Topor :
poétique des papiers gras

par Jean-Paul Gavard-Perret,


Roland Topor, Courts Termes (en aparté avec Eddy Devolder, dessins de l’auteur), Editions Dumerchez, Creil, 94 pages.
On explique trop mal qu’en poésie comme en art, le fond n’existe pas : il ne prend sa « lisibilité » ou sa « visibilité » qu’avec la forme qui le transcende et le circonscrit, car de lui-même il est inexprimable. Et le discours critique n’en est jamais qu’un sous-produit, jamais un avant-poste. La forme est le fond par sa charge d’émotionnel et d’ineffable d’autant (...)
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Frédo Roman (Nonstop)
Né, élevé et abattu en France

par Collectif Hirsute,


Si le coup de tête/balayette se traduisait par une création artistique, je dirais que Nonstop est celle-ci.
La réponse à une usine puissamment capital/chimique qui exploserait dans les quartiers pauvres (on dit banlieue pour se mentir un peu), Frédo Roman pulvérise en millions/mots les flasques pensées d’artistes contemporains plus à même de vendre des plans épargne que de revendiquer le cataclysme d’un message/ravage.
Vidal, que j’appellerais l’intègre hirsute, a croisé le chemin (...)
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Appel à contribution :
Cahiers Leiris

par J.-S. G.,


Appel à souscription au numéro un de la première revue entièrement consacrée à l’écrivain : les Cahiers Leiris.
En 2005 était annoncé avec enthousiasme le projet de créer les Cahiers Leiris, une revue annuelle d’envergure et de belle facture regroupant des textes critiques portant exclusivement sur l’écrivain. Émanant de spécialistes universitaires ou d’autres lecteurs passionnés, les articles s’intéresseront à l’oeuvre (littéraire et ethnographique) et à la vie de Michel Leiris, de (...)
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Quasimodo
"Corps en guerre"



« Corps en guerre », c’est le thème du dernier numéro (double) de Quasimodo. Après « Fictions de l’étranger » (Quasimodo n°6) et « Modifications corporelles » (Quasimodo n°7), la revue propose une réflexion sur le traitement des corps dans les opérations guerrières.
« Pour les stratèges militaires, les corps combattants constituent des objectifs mous, ou des cibles tendres, à neutraliser avec efficacité. Les civils, eux, subissent de plein fouet les violences de guerre : bombardements (...)
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PA’

par Helena de Angelis,


Ce que l’on crut, c’est qu’il y eut un tiraillement
Entre Frioul piété et Rome païenne
Entre banlieues écarlates et intellect Trastevere
Entre Madonna del Divino Amore et laïcité suburbaine
Entre réserve innocente et piraterie hérétique
Entre paysannerie tendresse et violence interlope
Entre marxisme obligé et christianisme areligieux
Entre
Basta !
Un artiste a-t-on dit. Et lorsqu’on l’observe, si peu enclin à la conformité, si (...)
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L’IndispensablE Vaquette



« Il n’y a pas de méchant système, il n’y a qu’une somme d’individuelles lâchetés ». (Tristan-Edern Vaquette)
Amis-camarades-public, réjouissez vous ! Tristan-Edern Vaquette est de retour en son et en image avec le DVD de son spectacle J’veux être grand et beau, enregistré en juin 2005 au squat de la Miroiterie. Difficile de définir l’artiste en quelques lignes. L’IndispensablE Tristan-Edern Vaquette, Docteur ès Sciences, Vicomte de Gribeauval, Prince du Bon Goût, Pape du hardly-listening, (...)
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La grâce amère de Marie Noël



Nous sommes en 1920. Marie Rouget a 37 ans. Secouée par une grave crise religieuse, elle commence à rédiger - en marge des premiers poèmes qu’elle édite à compte d’auteur sous le pseudonyme de Marie Noël - des notes éparses, « quelques notes, bon an, mal an, pas davantage ». Mots mûris « dans l’ombre tourmentée du premier mauvais arbre », mots témoins du corps à corps avec l’Adversaire, mots échappés de « la grande nuit où personne ne guide personne ». Près de trente ans après la (...)
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Marie Morel, entre deux ailes...

par Jean-Paul Gavard-Perret,


... la lettre d’amour qui ne s’écrit pas.
Marie Morel, Écrire une lettre - enveloppes peintes, Éditions Galerie B, Pont Aven.
Chère Marie Morel,
Par vos enveloppes vous témoignez de l’expérience de cette réalité : aimer écrire. Écrire veut dire recomposer des fragments. Images de desseins, d’essaims d’image, ponctuée de ces "pour", pourvoyeurs de l’amour qui se donne et qui sont donnés. Chacune de vos enveloppes est le frôlement d’un corps qui s’adresse à un autre pour qu’il continue (...)
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Pendant que l’on sommeille ...

par Andy Verol,


Pendant que l’on sommeille, ils parlent de discrimination, de ségrégation, d’immigration sélective...
... ils parlent de sentiments de rencontres, ils parlent aussi de bons moments d’identité, d’économie de vie d’amour et de morts. Ils montent des discours ils démontent des parcours climatiquement sombres des êtres vomis forts par eux leurs moral leurs principes leurs haines leurs amours leurs gosses leurs villes bétonnées leurs bagnoles cracheuses leurs bords de mer / vacances leurs (...)
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CHUT(e), le roman d’Alain Soral

par Sébastien Etiévant,


« CHUTe, Éloge de la disgrâce », le dernier roman d’Alain Soral vient de paraître aux Éditions Blanche.
« Attention, ce n’est qu’un roman », me prévient gentiment la vendeuse...
Déjà bien content d’avoir trouvé si facilement le bouquin, je n’attends pas plus longtemps avant de passer à la caisse, intrigué mais confiant. Il est vrai que Soral prétend s’être assagi, vouloir oublier les questions qui fâchent. J’ai du mal à y croire et je me demande fébrile sur quel tour de (...)
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Céline, Entretien avec le Professeur Y

par Philippe Nadouce,


Un entretien pour expliquer quoi ? Son style ? Qui il était ? Dans les premières lignes du texte, Céline est très clair là-dessus ; son éditeur lui reproche de ne pas jouer le jeu. On lui demande de faire un geste. Il se creuse la tête pour faire plaisir à son « mécène »... mais après un rapide état des lieux, il se juge « ni écoutable, ni regardable ». Une sale gueule. La télé, la radio, c’est pour « l’écrivain génial Illisy » et le « rasoir sans lame Gatouillat ». Que faire ? Il ne lui reste (...)
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Traction Brabant

par Patrice Maltaverne,


Jeune étudiant en première année de chômage, j’étais trotskiste moi aussi. Les fils de notaire me montraient du doigt. C’était facile. Je ne m’habillais pas comme tout le monde. J’avais accroché une faucille dans mon dos et je collectionnais des pin’s de Che Guevara sur ma poitrine. Enfin, je portais des bottes de maréchal différent. Pour moi, être trotskiste, c’était ça. En plus, ça plaisait aux filles jusqu’à leur vingtième anniversaire. Quant aux bouquins, ils disaient tout et leur (...)
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Talleyrand

par Philippe Nadouce,


L’art de la biographie est un vaste domaine où même les moins doués peuvent trouver leur chemin mais rares sont les occasions de lire un ouvrage assez bon pour nous pousser à réfléchir sur la nature réelle d’un tel art. Une biographie a évidemment ceci de risqué qu’elle nous montre un esprit de premier ordre, un homme ou une femme exceptionnels à bien des égards, un être dont le destin s’est confondu avec celui de son siècle. Le biographe chargé de mettre en scène ce personnage, s’érige en (...)
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Denyse Willem,
ou la peinture du maternel incertain.

par Théophile de Giraud,


Devant l’œuvre, féministe, surréaliste et néo-symboliste, de Denyse Willem, mais aussi héroïquement figurative en cette époque aveugle que tyrannise l’abstrait, quelques furieux paltoquets glapiront, après l’avoir fait contre Magritte, Dali, Delvaux ou Frida Kahlo : « Ce n’est pas de la peinture ! ».
Par plaisanterie, donnons raison à ces castrateurs, Denyse Willem ne peint pas : elle enfante ; elle enfante un univers de visions aussi vivantes qu’un rêve chamanique dont le (...)
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