Pierre Guyotat, la littérature et la loi



La matérialité de la langue de Pierre Guyotat ne nomme plus, mais fait figurer les réactions du corps dans les structures mêmes de la langue. Une langue poétique, comme la rêvait Artaud, à « mi-chemin entre le geste et la pensée », « une parole d’avant les mots ».

 

Portrait : Pierre Guyotat

par Valérian Lallement,


Ce texte a été lu le 11 Octobre 2004 à l’université de Paris VIII. Il avait pour objet, en introduction du cours de Pierre Guyotat sur la langue française, de présenter l’oeuvre de celui-ci à un public d’étudiants.
Il n’est pas facile de présenter, en quelques minutes, une œuvre aussi vaste et aussi nouvelle que celle de Pierre Guyotat. On ne peut, en effet, résumer en quelques phrases, ou en quelques formules, une œuvre qui a nécessité une trentaine d’année de travail pour s’écrire, et qui (...)
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Pierre Guyotat, « réaliste de l’imaginaire »

par Valérian Lallement,


La publication, du vivant de l’auteur, de ses carnets de travail, est d’autant plus précieuse qu’elle livre, à l’état brut, non seulement l’intimité d’un créateur, mais aussi les fondements (l’origine biographique, historique, matérielle) d’une œuvre par ailleurs toujours en train de s’écrire. Se livrer, tel qu’on a été -- Pierre Guyotat a 22 ans au moment où s’ouvre le présent volume --, sujet biographique ou historique en devenir, corps social et corps pulsionnel, donner à voir la naissance (...)
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Babel heureuse

La littérature fait le choix de la matérialité contre l’idéalisme, celui d’un système économique, linguistique et symbolique fondé sur la prostitution contre le libéralisme, le libertinage ou la débauche. A partir de ce choix théorique, de cette contrainte que la littérature se fixe, c’est l’évacuation même de la possibilité de la représentation qui se joue.

   "Pas écrit, n’est pas ; écrit, n’est plus"

   La création - "Matérialité et Confusion"

   "Autre bouche, même scène, autre temps"

   La confusion - les formes du Mélange

   La confusion - La positivité du mélange

   La Transparence et la Faute : la Métaphore

   L’Eden - "Dieu dit"

   "Sous l’apparence de l’infinitude"

   Texte sauvage

   Le réel halluciné, le substrat

   Confondre

   La naissance consciente à l’écriture

   La représentation - postures, interpellation -, donc le délit...

   Rendre présent

   « Changer l’abstrait en concret, l’idée en geste etc. »

   « Cette viand’ estampée sos cul amazoniaqu’ !.. »




La Langue nouvelle

« Mais où retrouver à présent la trace presque effacée de l’ancien crime ? » (Sophocle, Œdipe-Roi).

« [...] ton verb’ y feconder l’ verb’ de l’ homm’ ! » (Pierre Guyotat, Progénitures).


   Infans

   Résistances

   "L’hermaphrodite ou l’impossible gonochorisme"

   "L’inverse fondement de mon beuglat scriptaculaire"

   Scène primitive et scène rejouée

   La fiction freudienne




La Littérature et la loi

Reconnaître - fût-ce en l’interdisant - la réalité de l’œuvre et ses implications sur le langage, c’est en même temps reconnaître sa propre responsabilité de lecteur et d’usager de cette langue toujours déjà coupable.

   La Littérature et la loi (II)

   La Littérature et la loi (X)

   La Littérature et la loi (IX)

   La Littérature et la loi (VIII)

   La Littérature et la loi (VII)

   La Littérature et la loi (VI)

   La Littérature et la loi (V)

   La Littérature et la loi (IV)

   La Littérature et la loi (III)

   La Littérature et la loi (I)



 

 

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