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Le jeudi 17 avril 2008
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Erographies d’incorporelles, de Karl Lakolak
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" Les Erographies d’incorporelles de Karl Lakolak dépeignent les mille plateaux d’un corps. "Dépeindre" semble ici plus idoine, car le "de" évoque le travail de décoller, défigurer, défaire, qui précède celui de peindre. Les modèles, qui viennent dans l’atelier/chambre, que le peintre bordelais hérite de son grand prédecesseur Molinier, ont beau se mettre à poils (Naked), ils demeurent (des) nus (Nude). Ces forces virtuelles sont, on l’aura compris, "incorporelles" d’être, comme les fameux "incorporels" des philosophes stoïciens, "surcorporelles". Les corps "expeausés" de Lakolak sont des Erographies d’incorporelles, qui captent ce moment magique où un corps, mis à l’épreuve de ses devenirs, trouve et mon(s)tre sa beauté. Bernard Lafargue. Erographies d’incorporelles, Karl Lakolak.
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